jeudi 3 mai 2012

Jour 1 : A380 - Lost in translation




8h ,aéroport international de Narita, à l'est de Tokyo, après 11h d'avion. Temps nuageux, Chaleur moite.

Le Japon vu du ciel



Je viens à peine de débarquer sur le sol nippon, et déjà se dessinent les premiers signes de la différence entre ce pays et le reste du monde. Tout les 10 mètres, un agent de l'aéroport vous accueille en scandant des formules de bienvenue et de politesse japonaises, incompréhensibles pour le touriste n'ayant pas quelques notions de langue élémentaires. En temps que touristes, nous serons effectivement bien reçus, considérés comme des invités, ce qui ne sera pas forcément le cas pour des gens désirant s'installer plus durablement. Ceux-ci verront immédiatement leur statut passer d' « invité » à « immigré », ce qui ne correspond pas vraiment à la même chose sur l'échelle japonaise du prestige.
Les mesures japonaises en ce qui concerne la venue, même touristique, sur leur territoire d'étrangers paraîtrait comme des aberrations aux yeux de n'importe quelle douane européenne ou américaine. Après un interrogatoire musclé de quelques minutes en anglais ou en japonais au cours duquel on se retrouve assailli de questions diverses et variées – On est allé jusqu'à me demander mon orientation sexuelle – , on prend les empreintes, on déclare sur l'honneur ne pas amener sur le territoire de drogues, explosifs, pornographie pédophile ou contrefaçons, puis, sans aucune fouille du sac, on se retrouve libre d'aller et venir sur l'archipel. Trafiquants, ne cachez plus vos drogues dans vos systèmes digestifs, un sac à dos suffira...
Dehors, le Japon. La première brise qui vient caresser le visage est une bouffée d'air frais, une agréable sensation de bienveillance générale. Les gens ne sont pas hostiles, vous pouvez vous éloigner de 10 mètres de votre valise sans qu 'on vous la vole, et dans les magasins, on vous acceuille et on s'occupe de vous. Tout cela est dans l'air, en une sérénité polie et bien organisée.
J'ai rendez vous avec Antoine dans la province de Saitama, au nord de Tokyo, et dois passer par celle-ci pour m'y rendre. La ligne express qui relie l'aéroport à Tokyo, assez éloignée par ailleurs, traverse la campagne bordant la capitale, et j'ai le plaisir d'admirer rizières et jardins parsemés de quartiers résidentiels et commerciaux. La campagne est proche des villes, la ville est proche des campagnes.
Tout l'espace disponible et utilisable est occupé. Le japon ou le cauchemar des urbanistes. Ici pas d'aménagement du territoire ou de prise en main de l'habitat urbain, tout a été placé là où on peut. Le résultat ? On a l'impression qu'un géant a mis toutes les maisons dans un sac, secoué, puis vidé le sac, et que tout est resté comme ça. Vous verrez des maisons en bois à coté des buildings, des constructions faite de bric et de broc entre un temple classé à l'UNESCO et une échoppe de nouilles. Rien n'est géré, rien n'est contrôlé. Il faut dire qu'avec seulement 35 % de la surface totale qui est constructible, on ne fait pas trop les difficiles.
Après une correspondance en gare de Tokyo, je rejoins Omiya ou je dois retrouver Antoine. La gare d'Omiya est une de ces grosses gares qu'on peut voir un peu partout dans le pays. C'est quasiment un centre commercial, avec ses boutiques, restaurants, épiceries et cafés, et elle sert comme lieux de rendez-vous pour la plupart des gens.

Les taxis de la gare




Galerie de magasins



 Dehors, une place donnant sur un hôtel de luxe et divers magasins, sur laquelle se réunissent des jeunes musiciens pour organiser des mini concerts de pop rock.





Devant la gare




Sculpture sur la place du Palace Hotel



Je me sens un peu perdu dans l'agitation et la vie japonaise, et heureusement que je sais un peu lire et que j'ai quelques rudiments de langue. Le premier sentiment c'est d'abord le : « Putain qu'est-ce que je fous là... », mais je sais que ce sentiment va s'évaporer au fur et à mesure. C'est si différent... il faut quelques jours pour s'habituer.


 





Je retrouve Antoine après une petite appréhension, puis l'on gagne l'endroit ou il habite, un peu plus campagnard que Tokyo ou Omiya, où les maisons ont des jardins (petits quand même, il ne faut pas exagérer). Après un resto de nouilles froides, je m'endors en 1minute chrono. Cela fait exactement 28h que je n'ai pas dormi, ma résistance est battue : Morphée 1 El gran Noug 0.










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